9h38 : Gare de Lyon, dans le train : Il nous reste 4 minutes pour faire marche arrière. Terminus du train : Nice Ville à 15h23 heure SNCF (on verra quoi…). Ce matin, à la pesée, Angy pèse 61,8kg et devra porter 13,2kg auquel il faudra rajouter 2kg d’eau. Vincent pèse 73,3kg et devra porter 16,5kg + les 2kg de flotte. C’est moi qui porte la tente (3,2kg) d’où la différence dans le poids du paquetage. Billet aller « Paris Gare de Lyon – Nice » : 44 euros (avec la carte 12/25). Temps de trajet : 5h40. Lundi 25 août : 7h30 : Nice, NGV Liamone : On est installé dans le bateau, le NGV Liamone, le départ est imminent. Les consignes de sécurité viennent de défiler… Un petit feed back sur la journée d’hier… L’arrivée s’est faite à l’heure prévue : 15h23. Tout de suite 2 questions s’imposent. « Où est ce qu’on prend le bateau ? et où est ce qu’on passe la nuit ? ». A l’office du tourisme qui se trouve juste à côté de la gare, on nous renseigne sur les tarifs exorbitants des hôtels à proximité du port. Pour pas exploser le budget tout de suite, on optera pour le Relais International de
Après avoir posé les sacs à l’auberge, on redescend faire un petit tour en ville… On s’était fait une montagne de Nice et donc forcément on est un peu déçu. On a la sensation d’étouffer, y’a beaucoup de monde, c’est bruyant, société du « m’as-tu vu ? »… la ville est néanmoins très jolie.
A 22h30, retour à l’auberge. Une petite douche et au lit pour un repos bien mérité mais qui ne viendra jamais… Une nuit catastrophique surtout dû à la peur de ne pas entendre le réveil à 4h30. Il nous faut partir à 5h15 au plus tard de l’auberge. On s’est un peu renseigné la veille, l’arrêt de Tram le plus proche est à ½ heure (Mont Michel). Il commence sa ronde vers 5h et ¼ heure jusqu’à Garibaldi. De là, reste 20 minutes jusqu’au port.
Puis l’embarquement et nous y voilà, la traversée. Bientôt l’île de beauté.
Mon Anguille, elle pionce.
Tram à Nice : 1 euro.
Relais International de
Avec
Petit déj’ à bord (jus d’orange, chocolat chaud, viennoiserie) : 6 euros.
15h30 : Calvi :
« Les piétons qui descendent à Calvi, et bah ils descendent ». C’est la troisième fois et le haut parleur commence à perdre patience. Le temps de boucler les sacs et on débarque.

1er constat : Calvi, c’est joli !
La première navette pour Calenzana part à 14h30 alors on a un peu le temps de visiter.
Petite balade sur les remparts de la caserne du REP (Régiment Etranger Parachuté), petite expo sur le REP justement, un panini puis avant l’effort…le réconfort, une grosse glace 2 boules.
A 13h, on regarde un match de pétanque et à 14h30 on décale. ½ heure après, on est au gîte d’étape de Calenzana.
L’après-midi se passe tranquillement. On s’installe. On va se renseigner sur la météo à venir (trop cool, il doit faire beau au moins jusqu’à la fin de la semaine). On va faire un petit tour dans Calenzana, on en profite pour repérer le début du sentier GR20. Puis comme on n’a pas envie de manger du lyophilisé ce soir, au retour, on s’arrête à la petite superette.
Calvi – Calenzana (
Gîte de Calenzana :
- 4 euros la tente + 5,60 euros/personne.
- 14 euros le lit moelleux (mais nous on préfère la tente…).
- cuisine à disposition : gaz + vaisselle.
Jeudi 28 août :
18h20 : Petit retour en arrière…
Mardi 27 août : de Calenzana au refuge de l’Ortu di u Piobbu :
Le départ s’effectue vers 6h45. 
Nous n’avons jamais fait de grande randonnée alors forcément on s’extasie de tout. La beauté de la montagne, la magnifique vue sur le golfe de Calvi du promontoire d’Arghjova… Ca monte, ça monte, ça monte mais on kiffe. Angy se prend pour un bouquetin (en tout cas elle en a l’odeur ;o).
Après 5h de marche, on aperçoit le refuge. Mais celui-ci va encore se faire désirer pendant près de 2 heures.
On arrivera vers 13h50, 7heures après le départ, lessivés mais heureux.
Le 1er contact avec la gardienne n’est pas des plus chaleureux : « vos sacs, ils sont trop lourds. Fallait pas prendre des sacs aussi lourds. Vous n’arriverez jamais au bout. » Manifestement on porte déjà sur notre visage la fatigue de nos courtes nuits et de la matinée passée. En plus, même s’il nous semble qu’on a pris le strict minimum requis pour aborder un tel voyage, on se pose pas mal de question sur le poids de notre sac. Pas cool. Et du coup on se met un peu à douter.
Bref…on quitte nos chaussures, on plante la tente, on met tout à l’abris (y’a quelques gros nuages qui n’étaient pas là ce matin…) et on va se faire à manger…arrivés sous la petite cabane qui sert de cuisine aux gens du bivouac, BADABOUM…la cabane fuit, NMD d'orage, on est trempé ! (« jusqu’aux oreilles »). D’un coup, des torrents d’eau dévalent de la montagne. Ici, ça fait un petit bout de temps qu’ils attendent la pluie et la terre est tellement sèche qu’elle n’arrive pas à boire. On s’abrite au refuge et on espère que la tente tiendra bon.
Petite éclaircie, on rejoint notre petite maison et on constate avec soulagement qu’elle a vaillamment fait face à l’orage. Pour d’autres, c’est un peu moins drôle…En plus il recommence à pleuvoir. On passera l’après midi dans la tente. Ca commence bien !
A 18h la pluie cesse enfin. Heureusement qu’il devait faire beau jusqu’à dimanche. Du coup, avant d’aller prendre la douche, on va s’enquérir de la météo du lendemain auprès de la gardienne. Manifestement, c’est difficile de prédire ce qui va se passer. Les orages sont très localisés. A priori le matin, il fait beau et en partant suffisamment tôt on doit pouvoir arriver au refuge suivant et éviter une hypothétique pluie orageuse.
La douche sera prise aux alentours de 19h30-20h. Les gens ont tous attendu la fin de la pluie. Du coup faut prendre un ticket. Et bien sûr elle est gelée.
A la lueur de nos lampes torches, le repas se préparera tout doucement. Tellement doucement qu’on finira par manger à moitié froid. Le coucher suivra à 22h30. On n’est pas tip-top mais bon c’est la 1ère journée… On va se roder.
Mercredi 27 août : du refuge d’Ortu di u Piobbu au refuge de Carrozu :
« Réveil matin 5h, j’me réveille pas comme une fleur. » Pti déj sur le pouce et départ 7h10. Au programme beaucoup moins de montée qu’hier et beaucoup plus de descente.

Après quelques heures de montée la descente arrive et Angy de dire « oh, eh, ils nous ont pris pour Batman ou quoi ? »
Au final, descente vraiment chaude, Angy qui a des problèmes de genoux va vraiment déguster. Etape vraiment longue.
On arrivera au refuge à 14h30… par principe de précaution, et malgré la faim qui nous tiraille, première chose, on plante la tente.
Heureusement, il fera beau l’après midi. On pourra tranquillement prendre la douche gelée, faire le linge et récupérer. On a beau dire, ça change la vie le soleil.
Aujourd’hui : du refuge de Carrozu au refuge d’Ascu Stagnu :
Dans un premier temps, franchissement de passerelle puis 4h de montée. Changement de décors : la montagne à perte de vue. Arrivée en haut, on aperçoit le refuge, trop bien ! Mais il va encore falloir descendre 2h. Certains passages sont vraiment délicats.
Arrivée au refuge à 12h30. Ascu Stagnu, c’est une petite station de ski alors on redécouvre un semblant de civilisation : des voitures, des gens… Petit ravitaillement en saucisson (7 euros), pain (3 euros), sauce pour les pâtes (2,5 euros). Puis déjeuner en terrasse face à la montagne. Pendant ce court instant de pur kiffe, on oublie la fatigue de la journée. On est vraiment bien. Après midi farniente.
Dicton : « un voyage de millier de kilomètres commence toujours par un seul pas. »
Vendredi 29 août : du refuge d’Ascu Stagnu au refuge de Tighjettu.
« Yes on y est arrivé ! » Ce matin départ 6h30.
Au programme E Cascettoni (le cirque de la solitude). Etape emblématique du GR20.

Ca commence par une petite montée dans les sapins puis dans une ancienne zone glaciaire. Dans cette partie relativement facile on a augmenté un peu notre cadence de marche pour rattraper et devancer les quelques groupes partis avant nous. Et ainsi arriver parmi les premiers à Bocca Tumasginesca où l’on découvre le fameux cirque.
Arrivés au fond du cirque, il faut remonter de l’autre côté (ça serait pas drôle sinon). La remontée est elle aussi en grande partie câblée. Dans cette partie, il faut faire extrêmement attention aux chutes de pierre. Faire attention où l’on pose ses pieds et se plaquer contre la paroi lorsqu’on entend quelqu’un crier « caillou ».
Arrivés à Bocca Minuta, on est vraiment impressionné par le chemin parcouru. C’était vraiment vraiment raide.
Puis descente finale jusqu’au refuge.
Informations pratiques :
Un petit pot de sauce bolognaise : 3,50 euros.
Salade de fruits : 3 euros.
Dimanche 31 août :
17h30 : retour sur la journée d’hier.
Samedi 30 août : du refuge de Tighjettu au Castel de Vergio.
Courte 5ème étape (4 heure seulement selon le TopoGuides), du coup on a prévu d’entamer la longue 6ème étape et d’aller jusqu’au Castel de Vergio.
On n’a pas beaucoup dormi. Un triste événement est arrivé dans la nuit au camping où nous couchions. Du coup on est debout au moment où l’hélico arrive et on part à 6h40.

Puis c’est la balade jusqu’au Castel. On en profitera pour se baigner dans le Goru.
On arrivera tout de même vers 14h30. La descente qui devait prendre 2 heures nous en a pris 3.
Au Castel, on a réservé le gîte. Ce soir on mange bien et on dort dans un lieu moelleux. La contrepartie, on charge les sacs avec les colis et la seule personne qui partage notre chambre s’avérera ronfler comme une moissonneuse batteuse.